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 « Vivre en surface vous punira d’avoir ignoré l’avenir qui toujours hérite »                   Auteur inconnu

 

L’originalité de la méthode prônée par l’Initiative Plus d’Eau pour le Sahel se caractérise à la fois par la richesse des multiples expertises à disposition et par la façon de planifier et coordonner leurs actions respectives. Il s’agit aussi de susciter un décloisonnement plus prononcé entre les divers champs d’activité et les différentes spécialités qui doivent être engagés pour faire progresser la situation dans le domaine de l’eau.

 

C’est à ce titre que la dimension forum de l’Initiative prend tout son sens et que nous sommes très attachés à promouvoir, initier, animer des interactions fertiles entre les différents types d’acteurs qui peuvent trouver, là, le moyen d’un dialogue approfondi et de convergence constructive des actions mises en œuvre, dans un cadre logique et compréhensif.

Par opposition aux projets très sectorisés, nous considérons en effet que les actions à conduire dans la zone sahélienne doivent s’appuyer en premier lieu sur des synergies permanentes autour de trois volets clefs parfaitement complémentaires : la Connaissance, l’Éducation et la Gouvernance. C’est un prérequis pour susciter un décloisonnement effectif entre les différents champs d’activité, entre les engagements des différents experts et acteurs, qu’ils soient locaux, nationaux ou internationaux.

Les actions à engager doivent s’appuyer sur des savoir-faire de très haut niveau, mobiliser les technologies les plus modernes et les plus adaptées, tout en garantissant aux intervenants des conditions de sécurité optimales.

Dans la région sahélienne en particulier, nous considérons la science comme étant un facteur clef de progrès. Celle-ci peut en effet, même à distance si cela est imposé, apporter une contribution déterminante en matière de connaissance des ressources en eau.

Pour cela, les acteurs de l’eau doivent tirer avantage des dernières avancées technologiques et scientifiques, à savoir la possibilité de travailler à des échelles géographiques plus adaptées, d’une part et d’élargir, d’autre part, la palette d’outils utilisables :

  • exploitation de l’imagerie spatiale et des données géophysiques acquises par satellites ou aéroportées,
  • croisement des données sismiques et magnétiques avec des données radar,
  • développement de la résonance magnétique protonique,
  • outils numériques de simulation des écoulements en 4D,
  • traceurs géochimiques et isotopiques,…

C’est pourquoi, comme beaucoup d’acteurs engagés sur ces sujets, nous pensons que l’enjeu se situe dans l’aptitude à combiner les actions, et qu’il convient pour cela de penser et d’agir dans une logique « d’intelligence opérative », à savoir L’aptitude à collectivement concevoir, formuler et mettre en œuvre efficacement une stratégie. Ceci implique avant toute chose un alignement des actions engagées sur une finalité unique : l’augmentation effective du volume d’eau à disposition des populations les plus exposées au manque d’eau.

Cela sous-entend également la prise en compte, dès le début, des contraintes liées à la mise en œuvre (de A à Z) de projets réellement impactants.

De façon explicite cela implique :

  1. de placer le sujet eau souterraine plus haut sur l’agenda politique des pays concernés et des donateurs bilatéraux et multilatéraux,
  2. de faire reconnaître la pertinence du continuum développement, humanitaire et sécurité dans les zones les plus fragilisées par le manque d’eau,
  3. d’affiner l’analyse et le diagnostic sur la réalité de chaque situation,
  4. de définir et mettre en œuvre des approches (plus) intégrées permettant une articulation coordonnée de tous les leviers d’action à disposition,
  5. d’aider les pays bénéficiaires dans leurs prises de décision en matière d’investissements,
  6. de proposer des méthodes nouvelles de gestion globale des programmes et des projets,
  7. d’améliorer les synergies en matière de coopération transfrontalière,
  8. d’améliorer la post-évaluation des projets, …

Plus concrètement, cette convergence est réalisée en intégrant toutes les actions envisagées dans le cadre « d’Actions ou d’Opérations Paix et Eau » (« Water Peace Operations ») combinant les dimensions planification et mise en œuvre. L’idée générale est ainsi de placer l’écosystème « eau » et les acteurs concernés sous la contrainte de résultats dûment quantifiables.

Pour ce faire, il est proposé, dans la mesure du possible et sous la direction des autorités locales compétentes en la matière, de s’appuyer sur une analyse précise des spots critiques (zones d’environ 5000 à 10 000 km2, caractérisées par une disponibilité en eau inférieure aux minima OMS), et de structurer ensuite la mise en œuvre sur le terrain autour du concept de « zone-projet » (10 000 km2 à 500 000 km2).