Garantir la primauté des analyses scientifiques

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Garantir la primauté des analyses scientifiques

Garantir la primauté des analyses scientifiques

La question de la primauté des analyses scientifiques est centrale.

Bien souvent celles-ci ne sont pas suffisamment prises en compte et cela conduit à des échecs à court terme (forages secs, …) comme à plus long terme (infrastructures non adaptées aux contraintes de durabilité, …). Ainsi, MW4S met en avant une nouvelle façon de repenser et de reformuler, dans une logique de gestion durable, la manière dont les ressources en eau sont identifiées, explorées et évaluées. C’est pourquoi l’Initiative s’attache à développer des approches multidisciplinaires intégrant des compétences multiples de très haut niveau et de savoirs spécifiques capables d’embrasser l’ensemble des difficultés liées à ces sujets, et d’opérer en sécurité dans ces zones et avec la  liberté d’action suffisante.

C’est dans ce cadre d’ailleurs que MW4S a proposé à l’Agence Française du Développement (AFD) de structurer les principaux sujets à traiter autour de 15 grandes thématiques.

Décrites ci après  celles-ci ont été reprises dans le cadre d’un « Atelier Ressources en Eaux Souterraines au Sahel (ARESS) » placé sous la tutelle de l’AFD et co-piloté par MW4S et le BRGM.

  1. Réseaux d’observation : Comment constituer et mettre en action des réseaux d’observation dédiés hydro-climato-géophysique-géochimique par méthodes directes (forages, mesures in situ et prélèvements) et indirectes & utilisation/développement de méthodologies innovantes ?
  2. Cartographie à grande échelle : De quels programmes cartographiques le Sahel a-t-il besoin ?  Doit-on ou peut-on envisager de nouveaux programmes cartographiques ?
  3. Base de données : L’harmonisation des bases de données à l’échelle des grands aquifères sahéliens est-elle une utopie ? Comment améliorer la situation ?
  4. Recharge des nappes : En l’état actuel des connaissances, peut-on estimer la part des ressources renouvelables des aquifères sahéliens ?
  5. Modélisation numérique : En l’état actuel des connaissances, peut-on quantifier les ressources renouvelables des aquifères sahéliens ?
  6. Prospection géophysique : Comment concevoir et réaliser des campagnes d’exploration géophysique multi-méthodes aéroportées ou non ? Apparaissent-elles nécessaires et pertinentes ?
  7. Apport des images satellites : Apport et limites des interprétations d’images satellites dans la recherche d’eau au Sahel ?
  8. Protéger et Réhabiliter la ressource : La qualité des eaux étant menacée voire détériorée dans certains secteurs (intrusions salines, nitrates, métaux lourds…), comment identifier les zones vulnérables et les secteurs contaminés, comment restaurer dans la durée la qualité des eaux ?
  9. Augmenter la ressource : Parmi les outils pour augmenter la ressource mobilisable, la recharge artificielle est-elle envisageable au Sahel ? Le recyclage des eaux usées pour la recharge des aquifères est-il pertinent et sous quelles conditions ?
  10. Accéder à la ressource : Dans certains secteurs, en zone de socle en particulier, les taux d’échecs des forages d’eau sont importants. Quelles méthodes permettent de diminuer ces échecs ?
  11. Partager la ressource : Comment améliorer la connaissance et la gestion des aquifères transfrontaliers ?
  12. Conception, suivi et post-évaluation des projets : Comment améliorer la conception, le suivi et la post-évaluation des projets
  13. Accès aux zones concernées : Comment redonner au monde scientifique les possibilités d’opérer en sécurité dans ces zones et lui garantir la liberté d’action nécessaire ?
  14. Faciliter l’appropriation sur ces sujets : Comment faciliter l’appropriation sur ces sujets par tous les pays et acteurs concernés et la convergence des points de vue sur les différentes thématiques des sujets ?
  15. Renforcer l’éducation et la formation : Comment mieux former et renforcer les capacités des services nationaux et administrations dans le domaine de la connaissance de la ressource en eau souterraine, sa protection et sa gestion ?

Au bilan, force est d’observer que cet effort de connaissance partagée, parce que fondé sur l’exigence de vérité scientifique et inscrit dans la durée, offre, en particulier dans les zones les plus arides et les moins sécurisées du Sahel, des perspectives nouvelles en termes d’amélioration des conditions de vie des populations, de développement agricole et plus généralement économique. Il œuvre également à l’appropriation de tous ces sujets par les pays concernés.

C’est d’ailleurs en écho à cela que nous souhaitons insister maintenant sur le caractère absolument central du volet « Éducation ».